RDC : Face aux tensions politiques, Valdo Vale MFEBE appelle à privilégier les solutions plutôt que les injures
Dans une tribune consacrée à la situation politique en République démocratique du Congo, Valdo VALE MFEBE VALENTIN, cadre du CPD et chercheur en science politique, appelle la classe politique congolaise à faire preuve de responsabilité et de retenue. Réagissant notamment aux controverses suscitées par les récentes déclarations de l’ancien président Joseph KABILA, il invite les acteurs politiques à dépasser les querelles partisanes pour privilégier le dialogue et la recherche de solutions durables aux défis du pays.
Pour Valdo VALE MFEBE, les réactions aux prises de position de Joseph KABILA devraient constituer une occasion d’engager un débat de fond sur l’avenir de la RDC, plutôt que d’alimenter une nouvelle confrontation verbale entre les différentes familles politiques.
Dans son analyse intitulée « RDC : Entre forcing politique et quête de pouvoir, l’heure n’est ni aux injures ni aux émotions, mais aux solutions », il interpelle particulièrement l’Union sacrée de la Nation, plateforme politique au pouvoir, sur la nécessité de répondre aux critiques par des arguments convaincants et non par des attaques personnelles.
« La défense du pouvoir ne saurait se substituer à la défense de l’intérêt général », souligne-t-il, estimant que l’autorité politique doit avant tout se consolider par des résultats concrets et des réponses crédibles aux préoccupations de la population.
Le chercheur en science politique dénonce également les pratiques de forcing politique et les calculs de positionnement qui, selon lui, fragilisent la confiance entre les citoyens et leurs dirigeants.
Il invite ainsi les acteurs de la majorité comme ceux de l’opposition à s’interroger sur leurs véritables motivations : « défendre les intérêts du peuple ou préserver leurs privilèges politiques «
Concernant les déclarations de Joseph KABILA, Valdo VALE MFEBE estime qu’elles méritent d’être examinées avec discernement, sans sacraliser la parole de l’ancien chef de l’État ni la rejeter systématiquement en raison de son auteur.
« On peut contester un discours sans insulter son auteur. On peut désapprouver une position politique sans chercher à discréditer systématiquement celui qui la défend », fait-il observer.
Au-delà des divergences politiques, ce cadre du CPD rappelle que les véritables priorités nationales demeurent la sécurité, la cohésion sociale, le renforcement des institutions démocratiques, l’amélioration des conditions de vie et la construction d’une paix durable.
Il appelle, dans cette perspective, les militants de l’Union sacrée, ceux de l’opposition et l’ensemble des citoyens à éviter les provocations, la désinformation et les discours susceptibles d’accentuer les divisions.
Pour lui, le dialogue politique ne doit être perçu ni comme une capitulation ni comme une faiblesse, mais plutôt comme un instrument indispensable à la consolidation de la démocratie et de l’unité nationale.
Insistant sur la responsabilité collective des dirigeants, il rappelle que la RDC appartient à tous les Congolais et qu’aucune formation politique ne peut prétendre détenir seule son destin.
« La RDC n’a pas besoin d’une nouvelle guerre des discours. Elle a besoin d’une volonté politique capable de transformer les divergences en dialogue, les critiques en propositions et les ambitions individuelles en engagements au service du peuple », martèle-t-il.
Valdo VALE MFEBE conclut son plaidoyer en invitant chaque acteur politique à placer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des considérations partisanes, rappelant que la paix ne se décrète pas dans les discours, mais se construit à travers la responsabilité, la justice, le dialogue et la volonté de vivre ensemble.
✍ K. jeonissi

