La FEFA lance sa première session des formations à Nkamba autour de l’entrepreneuriat, de l’environnement et de l’éducation financière
La Foire de l’Entrepreneuriat de la Femme Africaine (FEFA) a lancé sa première session de formation et d’information à Nkamba, dans la salle de réunion du Musée Simon KIMBANGU, à l’occasion d’une rencontre qui s’étend du 7 au 9 octobre 2026.
Cette initiative, portée par la Professeure Emilie ZOLA, présidente de la FEFA, vise à renforcer les capacités des participants dans plusieurs domaines liés à l’entrepreneuriat, au développement durable et à l’autonomisation économique. La première journée officielle, organisée ce 8 octobre, a été marquée par l’arrivée successive des membres du comité de la FEFA, des apprenants et des autorités ecclésiastiques. Le Conseiller du Chef Spirituel chargé de la Culture, des Arts et des Médias, représentant le Chef Spirituel, a également pris part à cette activité.
Après l’annonce du programme par le Coordonnateur de la FEFA, MBOMA MANGALA Salomon, la session a débuté par une prière d’ouverture, suivie du mot de la présidente de la FEFA, la Professeure Emilie ZOLA. Le représentant du Chef Spirituel a ensuite prononcé le mot d’ouverture officiel de cette session de formation. Le programme de formation a accordé une place importante aux questions environnementales et au développement durable.
La première intervention, consacrée à « l’introduction à l’environnement et au développement durable », a été assurée par Mme Bibiche MAYANU, Chef de travaux à l’Université de Kinshasa (UNIKIN). Elle a été suivie d’une formation sur la gestion des déchets, présentée par M. NKOSI MFUMUNANI Crispin, Chef de travaux à l’UNIKIN. Les échanges ont permis aux apprenants d’aborder les enjeux liés à la gestion responsable des déchets et à la protection de l’environnement.
La troisième formation a porté sur les principes du marché dans l’entrepreneuriat. Cette session a été animée par Mme Brigitte KAPUTO, Chef de travaux à l’UNIKIN, qui a notamment abordé les notions essentielles permettant aux futurs entrepreneurs de mieux comprendre le fonctionnement du marché et les réalités auxquelles ils seront confrontés. Une séance de questions réponses a ensuite permis aux participants d’échanger directement avec les différents intervenants et d’approfondir les notions présentées.

La session ne s’est pas limitée aux enseignements théoriques. Après une pause fraîcheur, les participants ont été conduits vers des exercices pratiques consacrés à l’environnement et au développement durable, afin de favoriser l’appropriation concrète des notions enseignées. Le programme prévoit également un module consacré aux notions préliminaires sur l’éducation financière, considérée comme un élément important dans la gestion et la pérennisation des activités entrepreneuriales.
Autre volet pratique de cette première session : la savonnerie, avec une formation consacrée à la fabrication du savon et du bactéricide (bacterol), combinant théorie et pratique. Cette approche vise à donner aux apprenants des compétences directement exploitables dans le cadre de petites activités génératrices de revenus. À travers cette première session des formations, la FEFA entend ainsi créer un espace où les connaissances académiques, les savoir-faire pratiques et l’esprit entrepreneurial peuvent se rencontrer.

Pour la FEFA, l’enjeu est de contribuer à l’émergence d’une femme africaine davantage formée, autonome et capable de transformer ses compétences en opportunités économiques, tout en intégrant les impératifs liés à la protection de l’environnement et au développement durable.
Cette rencontre de Nkamba constitue ainsi une nouvelle étape dans la vision portée par la Professeure Emilie ZOLA, qui entend faire de la FEFA un cadre de promotion de l’entrepreneuriat féminin, de la transmission des connaissances et de la valorisation des initiatives susceptibles de contribuer au développement de la communauté.
✍ K. Jeonissi

