Sud-Kivu : le Mpox poursuit sa propagation malgré la fin de l’urgence sanitaire en RDC
Le Mpox continue de circuler dans la province du Sud-Kivu, où la majorité des zones de santé sont désormais affectées, a indiqué Justin BENGEHYA, responsable du bureau chargé de l’information sanitaire et de la surveillance épidémiologique à la Division provinciale de la santé (DPS).
S’exprimant devant la presse locale en début de semaine, il a souligné que, bien que le Mpox ne soit plus considéré comme une urgence de santé publique en République démocratique du Congo, la maladie demeure active et nécessite une vigilance constante.
Selon les données de la DPS, 27 des 34 zones de santé que compte le Sud-Kivu ont déjà enregistré des cas de Mpox. Depuis le début de l’année, trois décès liés à cette maladie ont été recensés dans la province, un chiffre qui traduit, selon les autorités sanitaires, un taux de létalité relativement faible.
Justin BENGEHYA a précisé que la zone de santé de Nyangezi reste l’épicentre de l’épidémie au Sud-Kivu, avec plus de 1 000 cas confirmés, ce qui en fait la zone la plus touchée de la province.
Par ailleurs, des sources issues de la société civile locale déplorent le retrait de plusieurs partenaires sanitaires qui étaient engagés dans la riposte contre le Mpox. Cette situation suscite des inquiétudes quant à la poursuite des actions de prévention, de surveillance et de prise en charge des patients.
Malgré ces difficultés, la Division provinciale de la santé affirme que certaines interventions se poursuivent afin de limiter la propagation de la maladie et de renforcer le dispositif de riposte.
Cette situation sanitaire intervient alors que le Sud-Kivu fait également face à l’épidémie d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo. À ce jour, trois cas confirmés d’Ebola ont été enregistrés dans la province, plaçant les autorités sanitaires devant un double défi de santé publique.
✍️ K. Jeonissi

