Ituri : le retour de la MONUSCO rassure les équipes de riposte contre Ebola à Nyakunde
Un retour progressif des malades et du personnel soignant est observé depuis quelques jours au centre de traitement d’Ebola de Nyakunde, en province de l’Ituri. Selon des sources locales relayées jeudi 23 juillet par Radio Okapi, cette amélioration de la situation sécuritaire fait suite à l’installation, le 16 juillet, d’une base opérationnelle des Casques bleus de la MONUSCO à Marobo.
Ce renforcement du dispositif sécuritaire intervient après les violences enregistrées la semaine dernière à la suite de la mort du chef de la milice FPIC, qui avaient perturbé les activités sanitaires dans la région.
Aux côtés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), les Casques bleus effectuent désormais des patrouilles régulières afin de sécuriser les populations civiles et les structures de santé engagées dans la lutte contre Ebola.
Les autorités sanitaires estiment que cette présence contribue à créer un environnement plus sûr pour la poursuite des opérations de riposte. Le médecin directeur du centre de traitement d’Ebola de Nyakunde, Dr Charles KASHINDI, s’est réjoui de ce dispositif tout en appelant à son maintien.
« Nous sommes vraiment contents de la présence de la MONUSCO, mais elle doit être permanente. Nous avons besoin de cette présence continue», a-t-il déclaré.
Le personnel médical ainsi que plusieurs patients affirment également se sentir davantage en sécurité grâce au déploiement conjoint de la MONUSCO et des FARDC.
Depuis le début de l’épidémie, plusieurs centres de traitement d’Ebola, notamment ceux de Nyakunde, Mongwalu et Rwampara, ont été confrontés à des actes d’insécurité et à des manifestations hostiles, perturbant la prise en charge des malades et les efforts visant à contenir la propagation du virus.
Les autorités espèrent que le renforcement durable des mesures de sécurité permettra d’assurer la continuité des soins et d’améliorer l’efficacité de la riposte contre cette nouvelle épidémie d’Ebola en Ituri.
✍️ K. Jeonissi

